Les prérequis pour démarrer la pratique

Avant d’envisager une navigation longue distance en kitesurf, wingfoil, windsurf, SUPfoil ou snowkite, il est essentiel d’être totalement autonome dans sa discipline. Le pratiquant doit savoir décoller, naviguer et atterrir seul en toute sécurité, se repérer, se diriger et revenir seul quelles que soient les conditions.

Une parfaite maîtrise de son matériel est indispensable : bien connaître son équipement, avoir déjà navigué avec, vérifier qu’il soit bien entretenu et conforme à son niveau, sa pratique et aux conditions du jour.

Le rider doit parfaitement comprendre le fonctionnement de son aile, de son foil, de ses lignes, et savoir effectuer les manipulations de sécurité d’urgence en cas de problème sur l’eau. Dans le cas d’itinérance en autonomie sur plusieurs jours, il est important de porter avec soi le petit matériel de réparation, et de savoir s’en servir.

Il est indispensable de bien se préparer avant de partir pour une session longue distance.

Enfin, il est nécessaire de connaître la réglementation maritime et d’être équipé d’un matériel de sécurité complet (gilet, VHF, téléphone étanche, casque, lumière, etc.) pour limiter les risques lors de longues navigations.

Bien préparer ses sorties

La préparation est un élément déterminant. Il faut évaluer la durée, la distance et les points de repli possibles avant chaque session. En l’absence de bateau d’assistance, il est indispensable de choisir des trajets avec solutions de repli, comme des plages accessibles, des zones sans rochers ni falaises. Ne jamais partir sur des parcours avec des portions off-shore susceptibles de vous faire dériver au large en cas de problème.

Le parcours doit être choisi selon votre niveau d’expérience : inutile de viser 100 km si votre plus longue session n’a jamais dépassé 50 km. La préparation progressive consiste à allonger les sessions par paliers, pour habituer le corps et l’esprit à l’effort d’endurance.

Les premiers parcours doivent se faire sur des zones connues, avant de s’aventurer sur des itinéraires nouveaux. Lors d’une sortie en exploration sur une zone inconnue, la connaissance des particularités du spot est un prérequis majeur. Vérifiez la zone géographique : zones interdites, dangers localisés, faune marine, marées, courants, rochers, coraux, trafic maritime, zones réservées et obstacles éventuels.

Votre matériel doit être entretenu, vérifié et testé avant le départ. Ne partez jamais avec un équipement inconnu. Pensez à le marquer avec votre nom et contact (sur les ailes, la planche, etc.) — indispensable en cas de perte.

Emportez toujours de l’eau et de quoi manger pour éviter la déshydratation et les hypoglycémies pendant l’effort. Avant chaque navigation, consultez plusieurs sources météo (Windguru, Windy, Météo-France…) et vérifiez les balises, marées et horaires de vent. Prévoyez tous les scénarios.

Ne partez pas si les conditions sont instables ou dangereuses. Anticipez les variations de vent selon les zones et les heures de la journée et adapter votre matériel. En cas de prévisions divergentes, tenez compte du pire scénario.

Enfin, conservez toujours une marge avant la nuit ou la baisse du vent. Ne partez pas pour 3h de navigation s’il fait nuit dans 4h. Anticipez les imprévus : perte de vitesse, casse, fatigue ou changement météo soudain.

Et bien sûr, le matériel de sécurité est indispensable : combinaison épaisse, gilet flottant, casque de couleur visible, téléphone étanche, radio VHF, balise de tracking, balise de secours, sifflet, lampe, fusées de détresse, poche à eau et encas sucré.

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Informer quelqu’un à terre avant de partir

Toujours prévenir une personne à terre de votre sortie en détail, et envoyer un message une fois rentré. Enregistrez son numéro dans votre téléphone étanche pour pouvoir la contacter en cas d’urgence.

Choisissez bien la personne à prévenir — si possible quelqu’un à proximité, capable de réagir rapidement. En cas de séjour à l’étranger, préférez une personne sur place plutôt qu’en métropole.

Indiquez toujours le spot de départ et d’arrivée, le parcours prévu et l’heure estimée de retour. Plus vos informations sont précises, plus elles seront utiles en cas de recherche. Précisez vos intentions : jusqu’où vous irez, vos points de vigilance, vos solutions de repli, etc.

Si vous disposez d’une balise de détresse ou d’une fonction SOS automatique sur votre montre ou téléphone, mettez à jour vos contacts et informez-les de la couleur de votre matériel et de vos vêtements du jour. Cela facilite le repérage par les secours.

Dans le cadre de projets particuliers susceptibles d’inquiéter des passants, il est recommandé de prévenir le CROSS de votre parcours et de votre heure d’arrivée.

Légende : Exemple de parcours longue distance en Kitesurf Twin-Tip nécessitant une autorisation préalable

(140 km autour de Porquerolles au départ de La Londe par Céline Snaidero, juin 2024)

La réglementation à connaître

La loi maritime française limite la navigation sans assistance à 2 milles nautiques des côtes. Au-delà, un bateau accompagnateur est obligatoire. Le port de l’équipement de sécurité est également obligatoire : gilet de flottabilité, combinaison, moyen lumineux et sonore.

Les traversées longue distance (ex. Méditerranée, liaisons inter-îles) doivent être encadrées et accompagnées par un bateau suiveur agréé, avec autorisation préalable. Un dossier doit être ouvert auprès de la DDTM (Direction Départementale Du Territoire et de la Mer) du département concerné.

Enfin, chaque pratiquant doit respecter les règles de priorité et les zones réservées, afin de garantir la sécurité de tous et la préservation du milieu marin.

Article 240-2-11:

Conditions d’utilisation des planches à voile, planches aérotractées et planches nautiques à moteur

Les planches à voile, les planches aérotractées et les planches nautiques à moteur effectuent une navigation exclusivement diurne.

Leur navigation est limitée à une distance d’un abri n’excédant pas 2 milles (environ 3,7km).

Les planches aérotractées comportent un identifiant de la personne, physique ou morale, qui en est le propriétaire et permettant de la contacter. Cet identifiant, en caractères d’un centimètre minimum de hauteur, doit être inscrit sur la voile ou sur un support qui en est solidaire. Il doit être constitué soit par le nom soit par les coordonnées téléphoniques ou électroniques du propriétaire ou par plusieurs de ces identifiants.

A partir de 300 m d’un abri, ils doivent porter en permanence le matériel d’armement et de sécurité basique ainsi constitué :

– une aide à la flottabilité d’une capacité minimale de 50 N ou une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique ;

– un moyen de repérage lumineux individuel. Il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures. Il peut être de type lampe flash, lampe torche ou cyalume.

Les planches à voile et planches aérotractées qui effectuent des navigations dans le cadre des préparations à des évènements sportifs et lors de compétitions, organisées par un organisme d’Etat ou par une structure membre de la fédération sportive délégataire désignée par le ministre charge des sports, peuvent naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri, sous réserve :

– que les pratiquants portent effectivement une aide à la flottabilité d’un niveau de performance 50 et une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum la protection du torse et de l’abdomen ;

– que les pratiquants portent un moyen de repérage lumineux individuel, étanche, ayant une autonomie d’au moins 6 heures ;

que des bateaux d’encadrement et d’intervention (BEI) soient présents, sur le plan d’eau et à proximité des pratiquants, en nombre suffisant, d’une puissance suffisante, et avec du personnel d’encadrement qualifié, pour assurer la sécurité de l’activité et la récupération des matériels dérivants ;

– que le ou les bateaux d’encadrement et d’intervention soient en capacité d’embarquer la totalité des pratiquants ;

– qu’un émetteur-récepteur VHF soit embarqué sur chaque BEI, en complément des dispositions des articles 240-2.01 et 240-2.04.

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